Il y a plusieurs années  lorsque ma mère  avait  décidé  de vendre la maison de mes grands-parents je n’avais rien dit , l’architecture était  banale, la maison  petite,  un  peu désuète et secrètement je pensais  qu’elle n’avait peut-êre pas la possibilité de garder ce bien.
Quelques   années plus tard  alors que je regardais l’album photos de mon enfance j’ai eu l’envie d’y retourner; revoir  le parc avec ses grands arbres, le saule pleureur dans lequel  mes frères  grimpaient , le vieux banc  où mon   grand - père cachait les oeufs de Pâques et  ce jardin que j’avais tant aimé .
J’ai repris cette route que je connaissais  par coeur , j’aurais pu la suivre  la suivre  les yeux fermés . Une fois arrivée dans l’allée ,  j’ai  découvert la  maison , repeinte de vert pâle  avec des volets de métal, une veranda de style moderne remplaçait   la terrasse fleurie  et une fontaine trônait au milieu  jardin  , les grands arbres avaient été coupés .
J’en aurais pleuré.

La semaine dernière j’ai vécu des sentiments un peu semblables à Porrentruy, la ville de mes études où je suis retournée après de nombreuses années .
Je suis repassée sur le chemin  de l’école , sur le trottoir que j’avais emprunté tant de fois et je regardais   les maisons , je les voyais  comme si je ne les avais jamais vraiment vues . Elles avaient pourtant  toujours été là , je passais devant chaque jour mais je n’y faisais sans doute pas attention . En les  observant  j’ai été  éblouie , le soleil  baignait la ville d’une lueur légèrement rose et  je découvrais chaques détails de cette architecture particulière et en même temps toute la beauté de cette petite ville .

Je l’ai revue elle aussi , après 20 années . Ce soir-là je n’ai pas arrêté de parler,  je parlais tellement , de tout de rien  et je l’écoutais comme si rien ne s’était arrêté .  Je ne pouvais plus arrêter de la regarder , je la voyais  à la lumière des bougies dans la pénombre , elle semblait toujours aussi  triste mais  toujours si jolie, c’est  je pense ce que j’ai toujours aimé chez elle  ,  ce réalisme alors que je suis  parfois si futile et optimiste , en la quittant j’ai eu  envie de la serrer dans mes bras , elle me rappelle tant de choses et me prouve à quel point l’amitié est une valeur qui m’est essentielle.


Pour découvrir les photographies de Porrentry , clivez sur ma page Voyage sous le tritre si jolies choses , j'ai déposé quelques images de la vielle ville


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